FOTOFEVER Paris 2018

 

Luisa Catucci Gallery at
Fotofever
8-11 Novembre 2018
Carousel du Louvre, Paris
Booth 703

Rowan Corkill – Mathilde Nardone – Gian Luca Groppi

La combinaison des œuvres de Mathilde Nardone, Rowan Corkill et Gian Luca Groppi est évidemment liée à la relation des artistes avec la nature et la psicologie societaire.
Dans la série de Mathilde Nardone “Nature Morte Par Scanner”, la nature est considérée comme un pont vers la mémoire et le patrimoine culturel: les plantes utilisées dans ses compositions sont liées à l’histoire familiale de Mathilde, de l’évasion en Belgique de sa famille après la fin de la deuxième guerre mondiale aux mémoires d’enfance de l’Artiste, a devenir symbole d’une réalité historique.
Les photographies de Rowan Corkill avec masques d’oiseaux sont à la fois une dénonciation des responsabilités de l’homme face aux problèmes lié a l’environnement, et un soulignement de notre relation indissoluble avec le reste de la nature dont nous faisons partie. Les oiseaux utilisés par Corkill pour construire les masques ont été recueillis et mis en forme pendant des années, car ils sont tous morts à la suite d’actions irresponsables de la part de l’homme. Corkill, en choisissant de se couvrir le visage, souligne le sentiment de culpabilité que l’humanité doit ressentir vis-à-vis de l’environnement, alors que la référence aux Christ parmi la tunique blanche souligne le fait que ce n’est que par nous-mêmes que le salut peut être atteint, pour nous et pour l’écologie.
Dans la photo de Gian Luca Groppi “Miss Hula-Hope” la nature qui encadre la figure centrale fait référence aux jeux d’enfance au parc. La femme à terre accrochée au Hula Hoop représente l’incapacité des adultes aux jeux innocents.
L’enfance est mystifiée et son manque est senti en façon pas seulement nostalgique, mais quasiment psychotique.